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Un pas de plus vers la vraie démocratie


Rédigé le Samedi 3 Décembre 2016

Fonctionnement de notre pays - tribune de Dany Soler


Nous pouvons tous constater que le mode de fonctionnement actuel de notre pays n’est pas efficace : quelle que soit la personne que nous plaçons sur tel ou tel fauteuil de pouvoir, nos problèmes ne sont pas résolus, en dépit de leur compétence et de leur bonne volonté. Nous nous préoccupons de l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants : il serait temps de modifier de façon drastique le mode de fonctionnement actuel de notre pays.

Si un site fiable faisait un appel de suggestions (comme on fait un appel d’offres dans le bâtiment) concernant divers domaines de notre vie (dont le fonctionnement de notre pays), je ferais la suggestion suivante : les électeurs voteraient, non pas pour un président sur des promesses non contractuelles (on voit ce que ça donne…), mais pour des experts ; il y aurait un « comité d’experts » dans chaque domaine (économie, éducation, santé, etc.). Chaque comité prendrait des décisions dans son domaine (majorité d’au moins deux experts, pour éviter les solutions risquées).

Sur un site officiel («candidatures.gouv.fr» par exemple) chaque candidat expert afficherait son c.v. très détaillé et les différentes mesures précises qu’il s’engagerait solennellement à défendre durant son mandat (avantages de chaque mesure, moyens, façons de prévenir et de solutionner les éventuels effets indésirables). Les votes de chaque expert, au sein de chaque séance de travail du comité, seraient accessibles à tout citoyen (sans limite dans le temps) ainsi que leurs arguments pour et contre (mise en garde concernant un possible effet indésirable de la mesure en question) : les experts auront donc tout intérêt à s’écouter les uns les autres afin que la meilleure mesure soit décidée (maximum d’avantages, minimum d’inconvénients).

Si un expert élu ne tient pas l’une de ses promesses en votant différemment au sein du comité, il devra payer une amende pour promesse électorale non respectée (tromperie des électeurs) dont le montant sera égal au triple du montant des salaires qu’il aura perçus durant son mandat.

Les mesures seront toujours prises pour une durée déterminée afin des ajustements puissent ensuite être effectués (augmentation des avantages, diminution des inconvénients). Nous devrons faire un gros effort pour ne pas nous bloquer contre une mesure a priori : « ces experts ont été élus démocratiquement, laissons-les travailler, voyons ce que la mesure donne, il sera toujours temps ensuite d’y apporter des modifications ». Cela évitera le gaspillage d’énergie actuel et le blocage de notre pays (aux dépens de l’avenir de nos enfants).

A propos de blocage, il serait temps de mettre au clair ce que signifie le droit de grève : des grévistes ont-ils le droit d’empêcher les autres citoyens de circuler (« droit à la libre circulation des biens et des personnes »), ont-ils le droit de commettre des déprédations, ont-ils le droit de séquestrer, etc ? On a le droit de s’exprimer, mais les droits des autres doivent être strictement respectés. Le droit de grève étant basé sur la menace et le chantage à la nuisance (interdits par la loi), il serait peut-être temps, au 21ème siècle, dans notre pays civilisé,  d’envisager un système moins archaïque et plus cohérent juridiquement pour résoudre les conflits : par exemple, un comité régional de médiation composé de : 3 patrons, 3 salariés dont 1 cadre, 3 consommateurs retraités, 2 juristes spécialisés en droit du travail, 2 économistes, 2 experts-comptables, un philosophe et un psychologue.
Les honoraires perçus par ce comité seront payés par les syndicats à l’origine de cette demande de médiation.

Si les députés et sénateurs actuels veulent « servir leur pays » (parce qu’ils sont convaincus * de détenir les meilleures solutions, bien sûr…), qu’ils posent leur candidature d’expert pour les élections suivantes. Les députés et sénateurs actuels nous coûtent un bras et constituent un frein à toute réforme sérieuse dans notre pays : leur suppression générerait une économie non négligeable et donnerait une chance à notre pays de rattraper le retard dans lequel il est en train de s’embourber.

* La conviction n’est pas un critère : ce n’est qu’une dose de tranquillisant naturel secrété par un cerveau pour se rassurer (« c’est moi qui détiens la meilleure solution, aucun doute ! »). Le point commun entre Hitler et Mère Teresa ? La conviction de bien faire…

Une personne pourrait naturellement poser sa candidature dans plusieurs domaines (on peut avoir des solutions à proposer dans plusieurs domaines ; tous les domaines de notre vie sont liés, comme le sont les différents organes d’une personne).
Si, dès 1920, l’Allemagne avait fonctionné sur le principe des comités d’experts, aucun dingue n’aurait pu prendre le pouvoir et donner naissance à la 2ème guerre mondiale ; même chose pour l’Italie et le Japon.

A propos d’organes, on peut considérer les « responsables » politiques comme les médecins de notre pays. Or le meilleur médecin qui soit est celui qui fait de la prévention, qui n’attend pas que le patient soit gravement malade pour agir. Pour faire de la prévention, ce médecin doit être à l’écoute de son patient, il doit faire régulièrement un examen complet, pour ne pas rater un seul symptôme (parfois on ne veut pas voir, on ne veut pas entendre…). Dans le système actuel, nos « responsables » ne veulent écouter que leur conviction : ce sont des médecins incompétents et dangereux ! C’est la surdité et l’inefficacité de nos « responsables » actuels qui génèrent des « votes-colère ».

Suppression des partis politiques et des subventions versées par les citoyens. Application stricte du principe d’égalité du temps d’expression dans les médias pour les candidats experts : le nom de leur site sera précisé (fin d’article ou bas d’écran, par exemple) afin que les citoyens puissent le visiter, ainsi que le site officiel des candidats, où chaque candidat expert expose les mesures qu’il s’engage à défendre. Les candidats experts ne recevront ni subsides ni dons. Pas d’affiches, pas de congrès, pas de serrages de mains sur les marchés, etc. Nous passerions enfin à un système où les citoyens ne seraient plus infantilisés, manipulés, méprisés.

Ces experts élus ne seraient pas surpayés et n’aurait pas d’avantages spéciaux (retraite, etc.) : débarrassons-nous des avides de gloire et d’avantages divers. Actuellement, la sélection se fait sur les critères de l’ambition et de la conviction de détenir la vérité : on voit ce que ça donne depuis des décennies ! Suppression de la règle absurde des 500 signatures : un maire est un citoyen comme les autres, ni plus sage, ni plus intelligent ; pourquoi aurait-il plus de pouvoir que nous sur notre avenir ? Les premiers candidats écologistes (avant que la notion d’écologie soit récupérée par tous les candidats) ont-ils chaque fois obtenu les 500 signatures ?

S’il n’était permis à aucun responsable (experts, maires, etc.) de se faire réélire, ils seraient sûrement plus courageux et efficaces, plutôt que d’être préoccupés par le fait de ne pas perdre de futurs électeurs… Ne seraient autorisés à poser de nouveau leur candidature que les experts qui ont tenu toutes les promesses faites lors de leur candidature précédente.

Ces experts élus seraient tenus d’être à l’écoute des citoyens (qui sont censés être les « patrons » de ce beau pays démocratique…) : un site officiel serait mis à la disposition des citoyens pour que des propositions concrètes puissent être faites (solutions détaillées, source de financement précisée : nous ne devons jamais oublier que notre pays est en faillite ; le « y a qu’à » ne nous aidera pas à solutionner nos nombreux problèmes).

Par ailleurs, il serait urgent de mettre au point un système informatique inviolable (un ou plusieurs codes de sécurité) afin de pouvoir organiser régulièrement un référendum sur telle ou telle question ; le fait de pouvoir voter de chez soi (ou de la mairie si on n’a pas d’ordinateur) rendrait les élections et les référendums beaucoup moins coûteux. Deux ou trois référendums chaque année constitueraient un grand pas vers une vraie démocratie. Naturellement, chaque référendum serait précédé d’une grande campagne d’information via tous les médias (arguments pour, arguments contre).

Il faut absolument agir courageusement et sans tarder si on veut enrayer le désespoir des citoyens (c’est mauvais pour l’économie, pour la santé et ça génère la violence !).

Il ne faut pas espérer que ce changement radical soit effectué par tous ceux qui sont cramponnés à leur parcelle de pouvoir dans le système actuel : il faut donc que la question soit posée sans tarder aux citoyens et qu’ils se prononcent par référendum. Ce nouveau système choisi serait testé pendant 10 ans ; au bout de 8 ans, des propositions seraient faites pour le perfectionner, puis le système amélioré serait ensuite voté pour 10 ans, et ainsi de suite.

La perfection est un fantasme produit par l’esprit humain, elle n’existe pas dans la réalité, il nous faut accepter qu’une mesure soit améliorée au fil du temps. Assez de grands discours : cessons de nous laisser manipuler, embourber ! Retroussons nos manches : testons, améliorons, encore et encore. Pour reprendre enfin notre progression.

L’effort est peut-être la forme moderne du patriotisme. Il ne s’agit plus de donner sa vie pour son pays (comme l’ont fait des millions de jeunes hommes par le passé, sacrifice dont chacun de nous profite aujourd’hui, ne l’oublions pas, parlons-en à nos enfants pour qu’ils pensent de temps en temps à ce sacrifice généreux : l’ingratitude est un cancer de l’âme), il s’agit maintenant de faire tous les efforts nécessaires à la protection de nos enfants :
de leur santé (lutte contre la pollution sous toutes ses formes),
de leur sécurité,
de leur liberté et de leur qualité de vie.

Dany Soler
 








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