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Notre avenir


Une époque nouvelle


Nous vivons dans une époque nouvelle faite de partage, de circulation de l’information, de haute compétition, de mobilité. Comme notre époque, l’économie elle aussi est nouvelle. Des entreprises naissent et meurent, des emplois se transforment ou disparaissent, il faut apprendre tout au long de sa vie, et le meilleur contrat de travail reste le savoir faire d’un salarié et la formation permanente qui va avec. Epoque et économie sont nouvelles. La production de la richesse dans le monde moderne marche sur deux jambes : il faut de l’argent pour investir, il faut du savoir-faire pour produire. Dans le monde de l’information circulaire, on ne construira pas une société équilibrée sans reconnaître cette notion très simple que les Allemands, les Danois, les Suédois ont réglée depuis des décennies : le capital investissement et le capital salarial doivent apprendre à travailler ensemble du bas en haut de l’échelle.

Pour faire fonctionner utilement ces deux mondes souvent antagonistes en France, il faut créer un cadre institutionnel qui corresponde au XXIe siècle. Nous vivons dans une monarchie républicaine jacobine, aggravée par son système de pouvoir entre les mains de dirigeants modélisés dans les mêmes grandes écoles. Il faut introduire les diversités contemporaines. C’est pourquoi nous devons décentraliser au maximum les centres de décision politique, économique, sociale, et diversifier le personnel décisionnaire dans ces trois secteurs. La société française est moins confortable au XXIe siècle qu’au XXe. Sa jeunesse est mieux formée pour ceux qui sortent des grandes écoles mais un empilement de CDD l’exile à l’étranger. Un corps central finira par faire carrière. Et les moins bien formés n’ont ni droit à l’échec ni chance définitive. Ce n’est pas le corps humain de la France qui va mal, c’est son système qui l’étouffe. Quand on peut compter sur une telle vitalité des citoyens de ce pays, alors notre devoir est de changer les institutions sous lesquelles ils accepteront de se ranger.

A quoi servent les citoyens ? A reconstruire une démocratie du XXIe siècle sur la base des vertus républicaines, dans une organisation politique socialement moderne et administrativement décentralisée. L’actuel système a été inventé au lendemain de la deuxième Guerre mondiale. Son architecture économique et sociale est issue d’un jacobinisme inventif  à partir de 1945, essoufflé à partir de 1970. La protection des salariés date de l’industrie lourde : charbon, acier, textile, construction navale, chemins de fer, aéronautique, La Poste. Le premier craquement date de l’irruption massive des services : la banque, l’assurance. Un demi siècle plus tard, notre devoir c’est d’engager la troisième rupture qu’ait connu notre pays après la seconde guerre mondiale pour se projeter dans la modernisation : après 1945 (l’épuration et la reconstruction de l’après guerre), après 1958 (sortir des scandales politiques, de l’instabilité gouvernementale, et du poids de l’Algérie, voici la troisième étape. Il s’agit d’entrer dans le monde moderne du pouvoir politique partagé, de l’économie partagée, et du social partagé : un monde de partage.

C’est dans ce cadre que nous allons vous fournir au fur et à mesure pour nourrir notre débat: les six piliers, les six ruptures essentielles pour la troisième transformation que la France attend de vous.