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[Interview] Jean-Marie Cavada, l’homme citoyen dans « Le Perche »


Rédigé le Mercredi 27 Janvier 2016


Homme médiatique, Jean-Marie Cavada, journaliste, homme politique français et député européen, est attendu à Saint-Germain-de-la-Coudre jeudi 14 janvier dans le cadre de son mouvement Génération Citoyens. Au cours d’un entretien, il nous livre les contours de ce projet, ses attentes et ses ambitions pour l’avenir, en n’oubliant pas de décortiquer l’actualité avec un œil aiguisé.

Le Perche : Quel est le sens de Génération Citoyens ?

Jean-Marie Cavada : Aujourd’hui, à chaque élection, un citoyen sur deux est absent des urnes. Le premier parti de France, c’est l’abstentionnisme. Chez les jeunes, 76 % n’ont pas voté. C’est énorme. Il y a une dérive importante de la fonction démocratique.

Les gens n’ont plus confiance envers la classe politique. Ce mouvement Génération Citoyens est fédérateur. Les citoyens veulent reprendre en main leur destin.

Le mouvement n’est pas un parti politique à proprement parler. On accueille les familles du Centre, de Centre Droite, Centre Gauche et d’autres…

Que proposez-vous ?

Des réformes qui conviennent à tout le monde. Face à 30 ans d’immobilisme politique, nous proposons un programme exigeant, des mesures strictes.

Le premier domaine, c’est le redressement économique. Le deuxième, c’est la modernisation sociale avec la protection des salariés. Le troisième, c’est la réforme des pouvoirs publics et leur organisation. Le quatrième, c’est l’éthique du comportement. Il faut d’ailleurs mettre en place une Charte de l’élu national. En tout, ce sont une demi-douzaine de réformes que nous engageons réparties dans les domaines cités. Certains sujets sont cruciaux : le système éducatif, la politique migratoire, la transition énergétique.

De qui est composé ce mouvement ?

De citoyens de tous horizons professionnels. C’est un mouvement régionaliste proche de la population collaboratif. À l’heure actuelle, nous comptons deux mille adhérents sans compter les sympathisants. Notre groupe s’étoffe, se développe. C’est pour cela que je me déplace dans les différents départements à la rencontre des gens.

Vous venez à Saint-Germain-de-la-Coudre, qu’en est-il du département de l’Orne ?

C’est un territoire à la fois rural et urbain actif et très ouvert. Il y a une vraie demande d’un changement, d’un système alternatif. Notre rôle est de canaliser le désarroi des personnes.

Quel regard jetez-vous sur l’actualité ?

Face aux menaces terroristes, en France, le renseignement et les forces de Police doivent travailler davantage ensemble. Cela doit être plus décloisonné. Ils ont besoin de moyens. Mais nous ne devons pas nous écarter de notre pays de Droit géré par les juges. Attention à ne pas confondre efficacité policière et le tout va synonyme d’autorité absolue !

L’actualité, c’est aussi l’immigration. L’Europe ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Les frontières doivent être renforcées et contrôlées davantage. Les échanges d’information entre pays membres de l’UE ne sont pas assez nombreux. Concernant les immigrés, prenons exemple sur le Canada. Combien d’immigrés pouvons-nous accueillir pour faire tourner l’économie du pays ? C’est un débat pratique.

L’Europe doit-il être plus fort ?

Oui bien évidemment. L’Europe n’est pas assez présente dans les questions diplomatiques et régaliennes.

Elle doit s’en charger et être plus souveraine. Il n’y a pas assez d’Europe.








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