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Génération Citoyens tisse sa toile en régions (Ouest-France)


Rédigé le Samedi 26 Septembre 2015

Comment transformer les aspirations, les frustrations citoyennes en projets politique ?


Comment transformer les aspirations, les frustrations citoyennes en projets politique ?
Le nouveau mouvement, qu’incarne Jean-Marie Cavada, tente l’aventure.
Un Français sur deux ne vote pas, soit qu’il n’est pas inscrit, qu’il s’abstienne ou que son vote soit blanc ou nul. Un sur quatre vote pour des partis – les extrêmes surtout – qui n’ont pas d’élus. Les formations dites de gouvernement se partagent le reste, un quart de l’opinion.
La « majorité » ? Quelle illusion, repose sur une minorité sociologique. Au propre et au figuré notre démocratie marche sur la tête. Combien de temps une pyramide peut-elle tenir à l’envers ? Après la résignation peut venir une révolte extrémiste.
« Ecoutez-nous », nos territoires grouillent d’initiatives citoyennes, d’expériences collaboratives. Depuis l’aménagement de sa rue jusqu’à la gestion d’une métropole comme Grenoble.
Les partis, les élus « voyez les tentatives d’alliances à l’Assemblée » se sentent dépassés, poussés, par la demande d’un pouvoir qui de vertical, deviendrait collaboratif. L’internet et le numérique accélèrent et court-circuitent les vieux fonctionnements. Les citoyens se sentent experts de leur vie.

« L’intelligence du citoyen »
Depuis juillet, Génération Citoyens fondée par des ex-cadres de Nous Citoyens, et incarnée par l’Eurodéputé Jean-Marie Cavada « président et candidat à rien », s’emploie à fédérer ces initiatives. A bousculer la « bourgeoisie de fonction », que sont les élus et les partis. Uber version politique.
Dans les treize régions, des réseaux des conférences des pouvoirs locaux s’organisent pour batir des projets « votés et approuvés » par les citoyens et expertisés par un Conseil national de la réforme que préside l’économiste,  Nicolas Bourgou. « On prend un thème », explique Cavada, on y travaille pendant deux mois, on en débat dans les villes. Nous faisons le pari de l’intelligence du citoyen. L’idéologie politique d’un pays en déclin, c’est de trouver les moyens de parler au pays.
Alors, attention, le citoyen « ne peut pas être un alibi ». La ville ne doit pas écraser la campagne. La règle du vote, c’est une ville, une voix. Le but étant de faire avancer la France des solutions, soit en se faisant élire, soit en apportant des idées.
Génération Citoyens sera actif pour les régionales. Le mouvement, qui organise son congrès le 17 octobre, vise loin. Même si c’est par le local que la démarche, incertaine, mais intéressante, peut réussir.







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