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Carte postale d’un citoyen normal…


Rédigé le Lundi 8 Août 2016


A la une du Parisien de dimanche 31 juillet «  Les petits pas de Macron » à l’intérieur du journal, une pleine page avec la photo de Macron debout devant une salle pleine pour son grand meeting du 12 juillet. Beaucoup de questions, dont celle que tout le monde se pose: va-t-il y aller ? J’ai assisté à ce grand rendez-vous, qui m’a inspiré ces quelques lignes.


Le 12 juillet meeting d’Emmanuel Macron… j’y étais
Et si, dans quelques années avec Emmanuel Macron devenu président de la France, il n’y avait plus de chômeurs, que tous les enfants recevaient une éducation formidable, que notre système sociale était redevenu le meilleur du monde en équilibrant ses comptes, que notre économie était prospère pour tout le monde, que tous les problèmes d’immigration aient été réglés ; que nous connaissions une longue paix sociale, que nos enfants n’aient plus de dette publique. Alors je serais fier de dire le 12 juillet 2016, quand tout a commencé avec Macron j’y étais !
En attendant toutes ces bonnes nouvelles, redescendons sur terre, à la surface de cette nouvelle planète Macron récemment découverte par la galaxie de tous ceux qui rêvent de la rejoindre.
Arrivé, comme tout le monde, avec mon inscription reçue par internet, je me dirige dans la file bleue comme indiqué sur le précieux sésame. Ouf ! J’ai échappé à la file rose. L’ambiance dans la file devant la mutualité est bonne enfant: CRS, manifestants qui manifestent et insultes anti-patrons.
Au bout d’une demi-heure, je passe le portillon de sécurité, déclare mon identité, enlève ma ceinture, au risque de perdre mon pantalon, après avoir risqué de perdre ma chemise dehors…
J’y suis, on me colle une belle pastille bleue sur cette chemise que j’aurai pu perdre. Tout paraît jusque-là très bien organisé par un staff en tee-shirt « en marche » qui court dans tous les sens. Avant de rentrer dans l’arène je m’aperçois que nous n’avons pas tous les mêmes pastilles et qu’en fonction des couleurs nous sommes placés différemment dans la salle, c’est le clivage des couleurs… Quel endroit magnifique, écran géant à droite et à gauche, prompteurs de droite et de gauche, dans l’allée centrale, sur un podium, un nombre impressionnant de journalistes et de photographes. Sur la scène, ont pris place jeunes et moins jeunes, assis sur de simples marches mais ils ont l’air d’être content eux aussi de participer à cette page de l’Histoire de la nouvelle « planète Macron », espérons qu’il ne s’agit pas d’un satellite Hollande.
C’est parti ! Projection d’images sur les écrans, musique rock, il y a des moyens et ça se voit ! C’est qu’il le vaut bien le nouveau parfum de politique.
En première partie, nous avons droit à l’intervention d’entrepreneurs, élus, tous ralliés à la cause Macron. Tous sauf Alexandre Jardin, qui lui, à la prétention de faire rallier le jeune prodige.
Emmanuel Macron entre en scène sous un tonnerre d’applaudissements bien plus agréables que les sifflets de dehors. Discours se voulant rassembleur, tout y passe : sécurité, économie, immigration, religion, identité nationale, institutions ; qu’il qualifie d’un autre temps.
Pas de propositions mais un long constat émaillé de « Macron président » scandé par la foule.
Pour reprendre une expression populaire, Emmanuel Macron aura passé cette soirée à tourner autour du pot. Il aura tout de même déclaré être un homme de gauche, déclaration contradictoire avec la volonté affichée de sortir des clivages. Une chose est sûre, l’homme est sincère mais ne semble pas aussi libre que ce qu’il veut bien laisser entendre.
Vient la fin du discours avec un Emmanuel Macron qui semble avoir au bout des lèvres « je suis candidat à la présidentielle de 2017 », il n’en sera rien il faudra se contenter d’un «  En 2017, nous allons gagner !»
Il faut se poser légitimement la question suivante, c’est qui « on » ? Nous n’aurons pas la réponse et il y un sentiment dans la salle d’être resté sur sa faim. Pour reprendre encore une expression bien citoyenne, je dirai qu’il n’y avait pas de quoi en « faire un fromage » et surtout d’espérer qu’il ne s’agissait pas d’un fromage de Hollande ! Parce que, si c’était le cas, ça ne marchera pas.
Pour conclure continuons de travailler à la construction de notre mouvement Génération Citoyens et ça marchera.
 
Marc Doyer
Vice président Génération Citoyen









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