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Carte postale d’un citoyen normal… triste anniversaire


Rédigé le Lundi 15 Août 2016

Triste anniversaire, il y a un mois 85 personnes ont trouvés la mort le 14 Juillet,ce sera le sujet de ma deuxième carte postale.


Attentats
Je m’étonne de la rapidité de certains à vouloir absolument réagir au moindre événement, est ce une volonté de nous montrer de l’intérêt ou est ce simplement le besoin d’être dans les premiers à réagir? Je demande à nos politiques de garder leur sang froid pour éviter de dire et d’écrire n’importe quoi avant même que des enquêtes aient eu le temps de rendre des conclusions. Vendredi 22 Juillet, suite à un attentat dans un centre commercial de Munich, nous avons eu droit à une pluie de messages de nos  chers élus, condamnant une attaque terroriste. Seul bémol : ce n’était pas une attaque terroriste mais l’acte d’un déséquilibré. L’attaque était toujours en cours que déjà nous devions lire un nombre impressionnant de déclarations politiques farfelues. La politique n’est pas de l’improvisation.
Concernant l’attentat de Nice du 14 Juillet, fallait-il sauter sur son stylo ou son téléphone portable le soir même ou le lendemain, à grands coups de communiqués, comme l’ont fait pratiquement tous les politiques ?

Condamner, oui. Présenter ses condoléances aux victimes, bien sûr. Engager des polémique à chaud, alors que les victimes gisent encore sur le sol de leurs derniers instants de vie, que les survivants, leurs familles ou amis, et le pays tout entier plongent dans une douloureuse sidération : franchement, je n’en suis pas certain.  Et le fait que des médias aient honteusement manqué de respect envers les victimes, n’autorise aucun responsable à emboîter le pas. Les gens qui souffrent n’ont pas forcément besoin qu’on leurs rappelle leur souffrance, surtout si il s’agit finalement d’une sincérité médiatique.
Ne pas réagir dans l’immédiateté, veut-il dire que nous sommes indifférents ?
Certainement pas, ne pas réagir est, n’en doutez pas, une marque de respect envers la douleur des familles.
J’ai pleuré en voyant ces images insupportables, j’ai pleuré à entendre les témoignages émouvants, j’ai pleuré d’inquiétude par manque de nouvelles  de ma propre famille de Nice, j’ai pleuré aussi à l’annonce du décès de Laura 13 ans que sa soeur jumelle et sa famille ont cherchée pendant deux jours dans tous les hôpitaux.
 
Nous entendons à chaque drame de ce type, les mêmes phrases : « plus jamais ça !», « la France n’a pas peur !», «la France ne cédera pas !», « les auteurs ne resterons pas impunis !», « nous devrons répondre avec la plus grande fermeté »…
Toujours les mêmes phrases politiquement correctes, mais l’horreur revient inexorablement, rien ne change.
Les bougies, les hommages, les fleurs, les minutes de silence, les plantations d’arbres… et puis en face, de barbares assassins. Faut-il chercher à les comprendre, puisqu’il n’y a rien à comprendre quand un homme, massacre des enfants, et des gens de toutes nationalités, de toutes confession dont des musulmans.
Et tout ça au nom de la religion, paravent idéal de la manipulation guerrière.
La mission principale de nos hommes politiques est d’assurer la protection des citoyens. Si les lois se révèlent insuffisantes pour assurer cette garantie, si elles ne la permettent pas, alors il faut changer les lois, et ce, sans attendre. Priorité aux victimes car nous sommes avant tout un état de droit, un état où force doit être à la loi !
Les services de Police et la Justice doivent pouvoir accomplir leur mission en toutes circonstances avec des moyens juridiques, policiers et militaires adaptés.
Le plus beau des hommages aux victimes, mesdames, messieurs les responsables politiques français, ce n’est pas une communication de circonstance, de surenchère : avoir du cœur, ne le montrer qu’avec dignité et pudeur, n’empêche pas la fermeté indispensable dans ces fonctions.
 
Au moment de voter la prolongation de l’état d’urgence, certains ont proposé d’incarcérer les « fichés S », Manuel Valls s’y est opposé, je pense qu’il a eu raison de le faire. Comment incarcérer des gens qui n’ont pas encore commis de délits ? C’est la vraie question actuellement sans réponse concrète. Les Français doivent savoir que ces fiches n’identifient pas que des présumés terroristes potentiels : on y trouve par exemple des militants écologistes classés fiche S qui n’ont rien de terroristes. Quelles sont cependant les  mesures à prendre ?  Organiser une traçabilité systématique des individus «  S » ? Concentrer ces données en un fichier européen, a tout le moins rendre obligatoire cet échange de ‘informations sensibles entre les polices des pays membres de l’U.E. Equiper les individus S de bracelets électroniques, le fichier et le bracelet devrait permettre de suivre les déplacements de ces personnes. Avec l’application de la directive européenne P.N.R., être alerté s’ils réservent un billet d’avion, ou louent certains véhicules : un éventail de mesures qui permettent dans un cadre légal de déceler un projet d’attentat. La guerre contre le terrorisme se gagnera avec l’ensemble des citoyens, l’assentiment issus de toutes les communautés, elle ne se gagnera pas dans la division et encore moins avec l’espoir de voir arriver au pouvoir un parti comme le FN qui suscitera plus de troubles qu’il ne saura en résoudre.
L’assassin de Nice avait une carte de séjour et s’était déjà rendu coupable d’agression, il  avait fait l’objet d’une condamnation : selon moi, il n’avait plus sa place sur la sol français, d’où il aurait dû être expulsé sans délai, comme ce devrait devenir la règle pour tout étranger commettant crimes ou actes graves relevant du pénal.
 
Marc Doyer, Vice-Président de Génération Citoyens








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